24 septembre 2026
Tirage de la Pleine Lune
Du 26 septembre au 11 octobre
Par Prema
Qu’est-ce qui nous quitte durant cette période d’énergie décroissante ?
Quel détachement l’énergie cosmique de cette Pleine Lune nous demande-t-elle d’accueillir ?
Un tirage en cinq lames
Deux lames majeures indiquent ce que nous sommes appelés à laisser derrière nous : Le Pendu et Le Bateleur.
Une lame de figure, le Roi de Coupe, précise quelle part de nous est particulièrement concernée par ce lâcher-prise.
Enfin, deux lames mineures, le Quatre d’Épée et le Huit de Bâton, représentent les points d’appui qui rendent ce détachement possible.
Observation → Intégration → Détachement → Nouveau départ
Le Pendu : le temps de pause s’achève
L’énergie qui nous quitte est d’abord représentée par la lame XII, Le Pendu.
Cette lame évoque une période d’observation, de non-agir et de patience.
XII – Le Pendu, Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
Le personnage est suspendu par un pied. Ses mains sont derrière le dos et sa posture renversée lui permet symboliquement de prendre le temps de voir autrement.
« Le temps de pause est en train de s’achever. »
Cette manière d’observer, d’attendre et de laisser mûrir une nouvelle vision a rempli son rôle.
Quelque chose est maintenant prêt à changer.
Le Bateleur : un nouveau potentiel apparaît
L’autre lame majeure est la lame I, Le Bateleur, première lame du jeu de Tarot.
Contrairement au Pendu, le personnage est debout sur ses deux jambes.
Pourtant, il reste encore immobile, occupé devant sa table remplie d’objets.
I – Le Bateleur, Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
Il tient un denier et un bâton.
Nous sommes à un stade où l’initié sait qu’un travail doit être accompli, notamment un travail intérieur et spirituel.
« Le bas te leurre » : ne pas chercher uniquement dans le monde matériel ce qui peut véritablement nous nourrir.
Le Pendu et Le Bateleur : un jeu d’inversion
Les deux personnages se ressemblent par leur jeunesse, leur apparence masculine et leurs vêtements.
Pourtant, leur attitude est presque inversée.
Le Pendu :
relié au ciel par les pieds, dans le non-agir et l’observation.
Le Bateleur :
debout sur ses deux jambes, les mains occupées, prêt à commencer quelque chose.
C’est par ces jeux de ressemblances et de différences que le Tarot nous parle.
« Une nouvelle vision a pris place et nous sommes prêts pour un nouveau départ. »
Le Roi de Coupe : un détachement arrivé à maturité
La part de nous concernée par ce détachement est représentée par le Roi de Coupe.
Le Roi est une figure de maîtrise extérieure.
Associé à la Coupe, il indique que ce détachement est profondément ancré dans notre être et dans notre cœur.
La nouvelle vision et le nouveau potentiel ne sont plus fragiles ni changeants.
Ils ont désormais trouvé une place stable en nous.
« C’est mûr.
Ça nous quitte tranquillement. »
Le Roi de Coupe regarde vers la droite, vers l’avenir.
Pour lui, Le Pendu et Le Bateleur appartiennent désormais au passé.
Il s’en détache avec maturité, confiance et dignité.
Tarot de Pierre Madenié, Dijon 1709
Les deux points d’appui : stabilité mentale et stabilité énergétique
Les deux lames mineures viennent confirmer que ce détachement peut être vécu sereinement.
Elles représentent ce qui est déjà suffisamment stable en nous pour nous permettre de lâcher prise.
Le Quatre d’Épée : une pensée claire et structurée
La série de l’Épée représente notre énergie mentale et nos pensées.
Le nombre 4 est celui de la stabilisation et de la structuration.
La grande fleur au centre des deux arcs d’épée représente une pensée claire et posée.
Le cadre est défini, stable et structuré.
Nous pouvons nous appuyer sur notre mental : il est arrivé à un point de stabilisation.
Le Huit de Bâton : une énergie arrivée à maturité
Avec le Huit de Bâton, le nombre 4 est doublé.
Stabilisation → Stabilité
Structuration → Structure
Le nombre huit représente ici la maturité : le fruit arrivé à son plein potentiel.
Et puisque nous sommes dans la série du Bâton, cette maturité concerne directement notre énergie de vie.
Les bâtons entrecroisés forment au cœur de la carte un véritable tissage solide.
Tout semble indiquer qu’une structure énergétique suffisamment stable s’est installée.
Nous pouvons maintenant nous appuyer sur une énergie de vie suffisamment stable pour générer des actions plus alignées.
Cette énergie devient moins égocentrée et davantage cosmocentrée, en harmonie avec un ordre plus vaste.
Le message de cette Pleine Lune
Le Pendu : le temps de l’observation et du non-agir arrive à son terme.
Le Bateleur : une nouvelle possibilité de départ se présente.
Le Roi de Coupe : le détachement est désormais suffisamment mûr pour être vécu avec stabilité.
Le Quatre d’Épée : le mental s’est structuré.
Le Huit de Bâton : l’énergie de vie est arrivée à une forme de maturité.
Ce tirage peut donc nous mettre en confiance.
Les efforts accomplis pour installer une nouvelle vision et prendre conscience d’un nouveau potentiel ont porté leurs fruits.
Nos appuis, sur le plan mental comme énergétique, sont désormais stabilisés, voire matures.
« Quelque chose s’achève tranquillement.
Quelque chose d’autre va pouvoir s’ouvrir. »
Nous découvrirons la suite avec le tirage du mois d’octobre.
D’ici là, restons attentifs, continuons d’observer et de sentir.
Prema
Images présentées par Tarot de Marseille Héritage.
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